« EXPERTS à l’École » – Aux mois de février et mars 2026, durant 3 journées d’activités, les quelques 120 élèves de troisième ont enquêté autour d’un crime fictif dont la scène s’est déroulée dans les mûrs du gymnase. Ils on reçu le soutien de gendarmes de la brigade d’Aix-les-Bains  !

Entamée en 2024, cette collaboration exceptionnelle s’inscrit dans le cadre de l’opération « EXPERTS à l’École » pilotée par « Sciences à l’École » en partenariat avec l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN).

Au mois de novembre dernier, Alexandre Peype et Céline Pont, tous deux professeurs de physique-chimie coordonnateurs du projet, accueillaient les gendarmes au sein de leur établissement. Les gendarmes Thomas Pinel et Iris Cherel étaient venus à la rencontre des élèves pour une matinée d’échanges et d’activités qui avait nécessité en amont une préparation et une coordination impressionnantes, afin de permettre aux élèves de se familiariser avec le matériel de la mallette «EXPERTS à l’École ».

Aux mois de février et mars 2026, lors de trois journées d’activités organisées au sein du gymnase, les quelque 120 élèves de troisième ont pu passer à la pratique, en décryptant la scène de crime fictive installée sur place. Ils ont reçu la visite des gendarmes Thomas Pinel et Maëva Ferron, mobilisés dans ce projet aux côtés de l’équipe enseignante. 

Alexandre Peype raconte le déroulement et les enjeux de ces journées d’activités dans un récit à découvrir en intégralité ci-dessous.

Crédits photos : Alexandre Peype


« Au retour des vacances d’hiver, les mardis 24 février et 3 mars ainsi que le vendredi 27 février, chacune des 4 classes de 3ème du Collège Garibaldi a activement participé à la reconstitution du meurtre de Mark Stevens, électricien de nationalité anglaise, retrouvé assassiné lundi 23 février vers 13h30 au gymnase attenant dans le local de stockage du matériel d’EPS. Dépêchée sur les lieux, la brigade de gendarmerie d’Aix-les-Bains, représentée par le gendarme Pinel et une de ses camarades, n’a pu que constater les dégâts humain et matériel de ce meurtre visiblement réalisé à bout portant. Pour résoudre l’affaire, elle a naturellement fait appel aux élèves de 3ème, rencontrés en novembre au cours d’une matinée dédiée à la sensibilisation aux techniques criminalistiques.

Tour à tour, chaque classe s’est évertuée, 3 heures durant, à appliquer ce qu’elle avait appris pour récolter le moindre indice trouvé sur place avant de se rendre au laboratoire de sciences pour le révéler. Répartis en 7 équipes de 3 ou 4, les élèves ont eu à relever une mission leur étant spécifique dans le gymnase. Ce travail coopératif de grande ampleur a consisté en 7 tâches bien distinctes : délimitation du périmètre d’action et authentification des preuves, saisie d’objets, inventaire, relevé des traces de pas, plan de la scène de crime, relevé des traces de sang visibles et invisibles, relevé d’empreintes digitales.

Puis une fois celle-ci accomplie, chaque groupe a réalisé une expérience de caractérisation en lien avec la première : identification d’un élément capillaire retrouvé, révélation des groupes sanguins du probable coupable et de la victime, détermination des taille et pointure du coupable à partir du moulage de la trace de pas trouvée et des mesures balistiques réalisées à partir de l’impact de la balle, extraction de l’ADN de la salive du présumé coupable qui a été envoyé dans les laboratoires de la cellule d’investigation criminelle de Chambéry, révélation aux UV d’un message caché sur les documents de la victime ou encore étude d’un billet de 1 dollar, retrouvé sur les lieux du crime pour savoir s’il est vrai ou pas.

À ce jour, qu’en est-il de l’avancée de l’enquête ? Sommes-nous face à un meurtre prémédité ou une bagarre qui aurait viré au drame ? Seule l’équipe de quelques collègues de toutes disciplines chargée de créer de toute pièce l’intrigue le sait vraiment… C’est maintenant la nouvelle mission des quasi 120 élèves d’arriver à trouver le coupable parmi la liste des suspects que chaque classe a réussi à isoler au terme de la reconstitution de la scène de crime.

Comment vont-ils procéder ? En Anglais, avec Laura Ferris Farrell, ils ont identifié la vraie identité de Mark Stevens, plus connu sous le nom de Michael O’Connor, en utilisant le site internet temporaire qu’elle a créé pour l’occasion (https://dnet.carrd.co/). Celui-ci contient la liste des profils activement recherchés par la gendarmerie. Cette découverte pour le moins inattendue a nécessité des élèves qu’ils rédigent en anglais le rapport de la scène de crime, réclamé au plus vite par les services d’Interpol. Avec toute l’équipe de Lettres du collège, les interrogatoires et l’article de presse sont presque finis.

Après la stupéfaction qui a laissé place aux premières interrogations des élèves pleinement engagés dans cette tâche complexe, le temps des premières perquisitions arrive dans les salles de classe des collègues suspectés d’être le coupable d’un crime qui semble jusque-là parfait. Quelles classes trouveront la solution de ce Cluedo géant ? À ce stade de l’enquête, tout personnel du collège susceptible de se trouver aux abords du crime ce jour-là est concerné et, malgré lui, ne pourra pas échapper aux interrogatoires préparés par les élèves qui ont l’objectif de passer au peigne fin tous les éléments pouvant permettre de résoudre cette véritable énigme.

Peut-être faudra-t-il attendre après les Arts Plastiques, enseignés par notre collègue Olivier Taillefer, qui a imaginé faire concevoir aux élèves les portraits-robots géants des principaux suspects ? En effet, en s’inspirant de la technique pointilliste de Seurat, chaque élève réalisera, en groupe et à l’aveugle avec ses propres empreintes, une petite partie d’un des portraits-robots. Une fois ce travail terminé par tous les groupes, il s’agira d’assembler chaque pièce pour espérer reconstituer entièrement le puzzle et découvrir peut-être le profil d’un ou d’une coupable idéal(e).

C’est ainsi qu’en même temps que l’arrivée du printemps, le projet du Murder Club 2025-2026 bat son plein au collège Garibaldi. Les investigations devraient se poursuivre jusqu’au début du mois de mai en espérant que les élèves parviendront à dénicher le criminel car la brigade de gendarmerie compte sur eux pour faire au plus vite la lumière sur cette nouvelle affaire. Pour en savoir plus, rendez-vous à la fin de l’année ! En attendant, encore un grand merci à notre partenaire privilégié en la personne du réseau « Experts à l’École » ainsi qu’à la direction du collège qui apporte un soutien sans faille pour concrétiser les idées « folles » venant du Murder Club. »

Alexandre Peype, collège Garibaldi. Mars 2026


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