Stage de terrain géologique à Briançon
juillet 2026
Du 3 au 9 juillet 2026, les quatre membres de la délégation française aux Olympiades internationales de géosciences (IESO) 2026 ont participé à un stage de terrain dans les Alpes. Ce séjour avait pour objectif de compléter leur préparation scientifique avant les épreuves internationales qui se dérouleront à Turin, en Italie, à la fin du mois d’août.
Au programme : formation à la cartographie et à la pétrologie, découverte de la géologie des Alpes, étude d’affleurements, observation des roches sur le terrain et séances de travail en soirée. Une semaine particulièrement dense, au cours de laquelle les élèves ont pu confronter leurs connaissances aux réalités du terrain.
Une première journée de formation à CY Cergy Paris Université

Le stage a débuté le 3 juillet par une journée de formation organisée sur le campus de Neuville de CY Cergy Paris Université.
Cette journée supplémentaire, proposée pour la première fois cette année, avait notamment pour objectif de préparer les élèves aux problématiques géologiques qu’ils pourraient rencontrer lors des IESO, les épreuves d’étude d’affleurement devant vraisemblablement se dérouler dans les Alpes. Les quatre élèves ont bénéficié de compléments de formation en cartographie et en pétrologie, ainsi que d’une introduction à l’histoire géologique des Alpes.
Les enseignements ont été assurés par Geoffroy Mohn, maître de conférences et directeur adjoint du département de géologie de CY Cergy Paris Université, Leïla Alili Noah, professeure agrégée de SVT, doctorante au laboratoire ISTeP et mentor de la délégation française pour les IESO 2026, et Goulwen Le Guevel, membre de la cellule de ressources « Sciences à l’École » et mentor leader de la délégation.
La journée a également permis aux élèves de découvrir le laboratoire de recherche en géologie ISTeP de CY Cergy Paris Université et de discuter avec les chercheuses et les chercheurs qui y travaillent.

Quatre journées au cœur de la géologie alpine
Du 5 au 8 juillet, les journées ont été consacrées à la géologie de terrain. Les départs matinaux et les longues journées d’observation ont permis aux élèves de travailler directement sur les structures et les roches rencontrées dans les paysages alpins.
La délégation était accompagnée par Goulwen Le Guevel (« Sciences à l’École ») et Jean-Daniel Artaud (CBGA – Centre Briançonnais de Géologie Alpine). Le groupe a également visité la Maison de la Géologie et du Géoparc, avec l’accompagnement de Raymond Cirio (CBGA).

La première sortie a notamment conduit la délégation à La Combarine, au tunnel de Prelles, à la paroi de Barrachin, à Saint-Crépin et à la fontaine pétrifiante de Réotier. pour une journée consacrée à la reconstitution de paléoclimats et à l’étude de la phase de rifting dans le Briançonnais.


La journée consacrée au Chenaillet a constitué un autre temps fort du séjour. Les élèves ont pu étudier cette ophiolite en montant jusqu’à 2 500 m d’altitude. Le trajet retour a permis d’étudier les radiolarites et les ophicalcites.



La délégation s’est ensuite rendue dans le secteur du col d’Izoard et de Ville Vieille en faisant un tour par la Demoiselle coiffée de Gambarel, avant de poursuivre jusqu’au secteur du col du Lautaret, avec un travail d’observation et d’interprétation d’affleurement.
Enfin, une journée complète a cette année été consacrée au secteur du Pré de Madame Carle et du Glacier Blanc, dans le massif des Écrins. Cette sortie a offert aux élèves l’occasion de travailler dans un environnement glaciaire particulièrement riche pour l’étude des processus géologiques et géomorphologiques.

Un programme intense pour ces jeunes géologues : les soirées étaient consacrées à des cours pour approfondir leurs connaissances en paléontologie et en sédimentologie.
Une étape importante avant les Olympiades internationales de Géosciences
Sur une même semaine, les élèves ont ainsi travaillé sur la lecture de cartes géologiques, la reconnaissance et la description des roches, l’histoire géologique des Alpes, les structures tectoniques, les ophiolites, la paléontologie et la paléoclimatologie.
Cette diversité d’approches est particulièrement pertinente dans la perspective des IESO, où les candidats doivent être capables de mobiliser leurs connaissances tout en observant, décrivant et interprétant directement les objets géologiques.
Le stage a également permis aux élèves de développer leur autonomie et leur capacité à travailler collectivement, dans des conditions proches de celles qu’ils rencontreront lors des épreuves internationales.
Entre la formation universitaire, les journées de terrain dans les Alpes et les séances de travail du soir, ce stage aura constitué une étape majeure dans la préparation des quatre élèves aux IESO 2026 à Turin en août 2026.





