Les projets propres des établissements

Les équipes pédagogiques du réseau investissent leur savoir-faire expérimental acquis grâce au projet Populus dans un autre projet, de leur choix, dit projet propre, sur la base duquel elles ont été sélectionnées. Les thèmes, multiples et variés, ont souvent un lien avec le territoire d’implantation des établissements.


SAUVEGARDE DE LA BIODIVERSITÉ DOMESTIQUE RÉGIONALE AU LYCÉE JEAN MOULIN

Un projet très ambitieux utilisant le matériel de l’opération « GÉNOME à l’École » a été mis en place dès l’année 2011 par Véronique Ranty et Perrine Girard, professeures de SVT au lycée Jean Moulin à Saint-Amand-Montrond (académie d’Orléans-Tours). Ce projet s’articule sur la collaboration avec l’URGC : l’Union pour les Ressources Génétiques du Centre-Val de Loire.

Le partenariat avec Pierre Picot, viticulteur local, a été l’élément déclencheur qui a permis au lycée d’intégrer le réseau d’établissements de l’opération « GÉNOME à l’École » en 2011. Ce producteur envisage alors de redonner vie à un cépage ancien et oublié : le gouget. Sa démarche commerciale est basée sur la mise en valeur des produits du terroir, en s’appuyant sur l’histoire et la culture qui leur sont associées : le vin issu de ce cépage était produit dans la région et servi à la table de Louis XIV.

 

Au secours d’un cépage oublié : le gouget !

 

Différents groupes d’élèves de première et terminale ont travaillé pendant trois ans pour rendre possible la production commerciale de vin issu de gouget : recherche de ceps de gouget supposé dans des vignes de particuliers, identification ampélographique, identification génétique, essais de micro vinification et identification des démarches à suivre pour sa réhabilitation commerciale.

 

   

Plantation de ceps à Vesdun au printemps 2017 (lien vidéo journal France 3)

 

A partir de 2017, le projet gagne encore en ampleur. D’autres établissements scolaires s’associent à la démarche en s’appuyant sur la réhabilitation de légumes anciens, autour de plusieurs opérations pilotes : challenge culinaire, jardins pédagogiques, sciences participatives (PL@NTNET)

Entre 2019 et 2021, une convention de partenariat signée entre l’académie d’Orléans-Tours et l’URGC dynamise le projet avec plusieurs objectifs : sensibiliser les élèves à la sauvegarde des races et variétés domestiques anciennes de la région Centre-Val de Loire et faire contribuer les élèves à la promotion et à la consommation des variétés anciennes sauvegardées.

Un projet utilisant le matériel de l’opération « GÉNOME à l’École » a été mis en place à la rentrée scolaire 2018 par Farida El Mallouli, professeure de Biotechnologies Biochimie génie biologique au lycée Elisa Lemonnier à Paris, en partenariat avec l’Aquarium Tropical du Palais de la Porte Dorée (Gabriel Picot, Chargé de développement culturel et pédagogique) et le Muséum national d’Histoire naturelle (Agnès Dettaï, Maître de Conférences)

Celui-ci consiste en l’étude du génome de spécimens de poissons de l’Aquarium, avec une nouvelle technique : le barcoding moléculaire.

Lors de la Fête de la science en octobre 2019, un très jeune public, venu à l’Aquarium Tropical, a pu découvrir cette technique :

   

Présentation du projet au visiteurs de l’Aquarium Tropical du Palais de la Porte Dorée (12 octobre 2019)

Lors de l’année de mise en place du projet (2018-2019), les élèves du lycée Elisa Lemonnier ont testé différentes espèces de poissons issus des bassins de l’Aquarium Tropical. La galerie ci-dessous présente les photos de quelques-uns des individus qui ont été étudiés par les élèves.

À la rentrée 2019, le projet s’est affiné : les lycéens de Terminale STL ont été amenés à se focaliser sur l’étude des populations de raies des bassins de l’Aquarium Tropical.  Au programme des activités : prélèvement d’échantillons, extraction d’ADN, amplification en chaîne par polymérase (PCR), puis électrophorèse sur gel d’agarose. Le séquençage est réalisé par le Genoscope d’Evry, partenaire de « GÉNOME à l’École ».

L’objectif est de permettre l’identification de l’espèce, la détermination de la provenance géographique des individus et l’établissement de la filiation entre individus. Durant deux années scolaires, ce sont des dizaines d’individus d’espèces différentes qui ont pu être étudiés :

      

      

Extraction de l’ADN, amplification en chaîne par polymérase puis électrophorèse sur gel d’agarose

En 2020-2021, le projet se poursuit. Les ressources pédagogiques ci-dessous donnent une idée de la démarche envisagée et de l’ambition des enseignants porteurs du projet au lycée Elisa Lemonnier, au travers d’une sélection d’activités documentaires et expérimentales et de documents d’accompagnement :